« L’Iran rejette toutes les allégations formulées à ce sujet et n’a absolument aucune implication dans cette affaire », a déclaré à la presse le chef de la représentation iranienne à Séoul, M. Saeed Kouzechi, à l’issue de sa rencontre avec le premier vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Park Yoonjoo, selon l’agence de presse officielle iranienne Irna.
Le gouvernement sud-coréen entendait de son côté « lui transmettre une ferme protestation concernant l’attaque de notre navire et exiger des mesures responsables, notamment visant à éviter toute récidive », avait auparavant dit aux journalistes M. Park.
Le HMM Namu, battant pavillon panaméen et exploité par l’armateur sud-coréen HMM Co, avait été frappé le 4 mai, ce qui avait déclenché un incendie.
« Le moteur (du missile) ressemblait à un turboréacteur iranien et des pièces portaient des marques vraisemblablement d’un fabricant iranien », a à cet égard dit Park Yoonjoo.
Le président américain Donald Trump avait de son côté assuré que l’Iran avait « tiré » sur le bâtiment sud-coréen.
A l’issue d’une enquête de plusieurs semaines, le gouvernement sud-coréen a souligné que l’analyse technique avait établi que le projectile non identifié qui avait touché le HMM Namu faisait « très probablement » partie de la « série Noor mise au point en Iran ».
Ce qu’a répété M. Park mercredi.
Quatrième économie d’Asie, la Corée du Sud dépend fortement des importations de carburant en provenance du Golfe, dont la majeure partie transitait par le détroit d’Ormuz avant son blocage fin février en raison du conflit au Moyen-Orient.




