« Le Premier ministre veut parler à tout le monde. On a organisé des réunions mardi. Le Premier ministre revoit les forces politiques vendredi. On y va par étapes », souligne son entourage.
Le chef du gouvernement avait organisé mardi deux réunions distinctes: l’une avec les indépendantistes du FLNKS et des membres des partis dits « centristes » de Calédonie ensemble et l’Éveil océanien, l’autre avec les non-indépendantistes (Loyalistes et Rassemblement-LR) et les indépendantistes de l’UNI favorables à l’accord de Bougival, qui refusaient de s’assoir à la même table que le FLNKS.
Ces rencontres devaient tirer les conséquences du rejet par l’Assemblée nationale, la semaine dernière, du projet de réforme visant à inscrire les accords de Bougival et Élysée-Oudinot dans la Constitution.
Le texte rejeté par l’Assemblée, auquel s’opposait le FLNKS, devait inscrire dans la Constitution la création d’un « Etat de la Nouvelle-Calédonie » doté d’une nationalité propre, et organiser une consultation locale d’ici le 26 juillet.
Sébastien Lecornu avait critiqué la motion de rejet qui enterrait le texte avant même son examen, y voyant une « forme de +motion de mépris+ ».
Le projet de loi prévoyait également un quatrième report des élections provinciales et un élargissement du corps électoral, question explosive qui avait déclenché des émeutes en mai 2024, faisant 14 morts et plongeant l’économie locale dans une crise durable.




