Des informations de presse ont fait état samedi d’un départ dans les prochains jours du porte-avions pour Toulon (sud de la France) pour une période de réparation devant débuter en juillet.
« Le Charles-De-Gaulle reste sur zone jusqu’à nouvel ordre, aucune décision n’a été prise sur un retour à l’heure actuelle », a affirmé le porte-parole de l’état-major des Armées, Guillaume Vernet.
« Les échéances techniques sont des éléments pris en compte mais ne sont pas les seuls intégrés dans la planification opérationnelle », a-t-il ajouté, rappelant que « la France reste particulièrement impliquée dans le maintien de la liberté de navigation ».
Le porte-avions et son escorte étaient arrivés mi-mai dans la région du Golfe, où ils sont prépositionnés en cas de déclenchement d’une mission « neutre » destinée à permettre le rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz, avait alors indiqué la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo.
La France et le Royaume-Uni, à la tête d’une coalition maritime d’une quarantaine de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz lorsque l’Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leurs blocus respectifs, et en concertation avec ces deux pays.
Le blocage de ce passage maritime stratégique entrave l’exportation d’hydrocarbures du Golfe et fait monter leur prix, impactant l’économie mondiale.
Le président américain Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis signeraient dimanche un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoyant notamment la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz.
De son côté, Téhéran a jugé dimanche après-midi « inutile de poursuivre » les pourparlers avec les Etats-Unis « si » les engagements ne sont pas tenus, après des semaines de pourparlers.




