Des navires marchands sont escortés par des bateaux de la marine « afin de garantir un flux sans interruption de l’approvisionnement énergétique national et la sécurité des voies maritimes de communication », a indiqué l’armée lundi soir.
La marine pakistanaise dit vouloir « contrer les menaces multidimensionnelles » pesant sur son activité maritime et commerciale nationale.
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, perturbe l’approvisionnement en hydrocarbures provenant du Golfe, provoquant une hausse du prix du pétrole et du gaz sur les marchés.
Le Pakistan, qui partage sa frontière du sud-ouest avec l’Iran, dépend du pétrole et du gaz venant du Golfe. Vendredi, les prix à la pompe avaient bondi d’environ 20%, provoquant de longues files d’attente devant les stations-service du pays.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a également annoncé lundi soir des mesures d’austérité pour économiser le carburant. Les administrations, à l’exception des banques, passent à une semaine de quatre jours et la moitié du personnel est placée en télétravail.
Les vacances scolaires ont été prolongées et les cours auront lieu en ligne ensuite.
L’armée pakistanaise a estimé qu’il était vital que les routes maritimes restent sûres et ouvertes car 90% du commerce du pays passe par la mer. Elle a ajouté, sans précision, que la marine était pleinement « préparée à répondre aux nouveaux défis de sécurité maritime ».




