La cheffe des Ecologistes, candidate à la présidentielle, veut faire de la lutte contre la solitude et l’isolement un point central de sa campagne.
Celle qui en avait déjà fait le sujet d’un chapitre de son livre « Demain si tout va bien », dévoile dans un livret thématique trente propositions contre un fléau dont un Français sur quatre souffre, et en premier lieu les jeunes et « les plus fragiles », comme les chômeurs, les travailleurs indépendants (notamment les agriculteurs), les chefs de familles monoparentales et les personnes âgées, détaille-t-elle.
Décidée à en faire un sujet politique, l’Ecologiste propose de créer une « Délégation Interministérielle consacrée à la lutte contre la solitude ».
Parmi ses mesures phares, elle souhaite développer, comme une trentaine de pays l’ont déjà fait, « la prescription sociale », qui consiste pour un professionnel de santé à orienter un patient vers des activités collectives (atelier artistique, activité physique adaptée, balade en groupe, engagement associatif) plutôt que vers un traitement médical seul.
Marine Tondelier veut également mettre en place « un plan de sauvegarde des cafés et bistrots », qui « jouent un rôle essentiel » dans la vie sociale des quartiers, villages et centres-villes. Elle propose pour cela « d’augmenter la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom), appliquée aux grandes enseignes, afin d’aider les communes à préserver cafés, commerces de proximité et « lieux de convivialité ».
Elle veut également « garantir un véritable accès aux services publics », qui sont « souvent le dernier lien commun dans de nombreux territoires » et ambitionne, pour cela, de créer 500 nouvelles Maisons France Services.
Parmi ses autres mesures, elle prévoit de créer des colocations étudiantes dans le parc public, de déployer les colocations intergénérationnelles, et d’instaurer dans tous les cursus l’obligation de participer à des cours collectifs de sport et de pratique culturelle gratuits.
Elle veut aussi ouvrir le « congé d’engagement associatif » au plus grand nombre, et « revaloriser les salaires des métiers du lien ».
Marine Tondelier propose enfin de réguler « les plateformes qui tirent profit de l’isolement », d’interdire les écrans à l’école avant six ans et de mener des actions de prévention pour les limiter au maximum dans le cadre familial.




