Les Européens « ont intérêt à avoir un modèle commun », a déclaré M. Macron devant la presse en marge d’un sommet sur l’intelligence artificielle qui se tient dans la capitale indienne New Delhi.
L’avionneur Airbus, qui représente l’Allemagne et l’Espagne, et le constructeur français Dassault s’opposent depuis des mois sur le pilotage industriel du projet, au point de menacer l’avenir même du programme de système de combat aérien futur (SCAF).
Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est publiquement interrogé mercredi sur la pertinence du projet, lancé en 2017.
« Les Français ont besoin (…) d’un avion capable de transporter des armes nucléaires et d’opérer à partir d’un porte-avions. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin actuellement dans l’armée allemande », a dit le chancelier dans le podcast allemand Machtwechsel.
« La question qui se pose maintenant est la suivante : avons-nous la force et la volonté de construire deux avions pour ces deux profils d’exigences différents, ou seulement un seul ? », a-t-il demandé.
« On a des frictions entre les entreprises. C’est la vie des affaires. Est ce que ça doit décider de la stratégie des Etats ? La réponse est non », a répondu jeudi M. Macron.
« Est-ce que c’est la meilleure utilisation de notre argent que de faire plusieurs avions ? On a besoin d’avoir un standard européen », a-t-il martelé.
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