M. Vidalies rencontrera les commissaires en charge des Transports, la Slovène Violeta Bulc, et de la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, pour plaider le bien-fondé d’un redressement judiciaire avec maintien de la délégation de service public pour la liaison entre Marseille et la Corse, afin de faciliter la recherche d’un repreneur pour la SNCM.
Pour l’Etat, actionnaire à 25% de la compagnie maritime, un éventuel redressement judiciaire permettrait en outre d’annuler les décisions européennes qui condamnent la SNCM à rembourser 440 millions d’euros d’aides publiques jugées illégales.
La SNCM a déposé le bilan début novembre, après les demandes de remboursement anticipé des 117 millions d’euros de créances accordées par son actionnaire majoritaire (à 66%) Transdev et par Veolia (actionnaire à 50% de Transdev).
Le tribunal de commerce de Marseille doit examiner mardi la demande de mise en cessation de paiements présentée par la direction de la SNCM, contestée par les syndicats, qui ont dénoncé une « liquidation » organisée de la compagnie.
S’ils constatent la cessation de paiements, les juges pourront déclencher une procédure de sauvegarde, un redressement judiciaire avec période d’observation, voire une liquidation.
Lors d’une ultime réunion de conciliation la semaine dernière, Transdev a manifesté son refus de financer une éventuelle période d’observation de six mois, délai maximal pouvant être prononcé par le tribunal en première instance.
Selon la direction de la SNCM, qui emploie actuellement 2.000 salariés dont 1.500 en CDI, « le périmètre à l’équilibre » de la compagnie se situe « entre 800 et 1.000 emplois ».
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