L’incident a débuté samedi dans les « eaux restreintes » des îles Pratas, également connues sous le nom de Dongsha, a indiqué la garde côtière taïwanaise dans un communiqué.
Taïwan contrôle les îles Pratas, mais Pékin les revendique également, ainsi que la majeure partie de cette voie maritime stratégique.
« Les deux parties se sont livrées à une vive confrontation verbale au sujet de la souveraineté par radio en mer » après que le navire taïwanais, le +Taichung+, a tenté d’expulser le navire des gardes-côtes chinois, le CCG 3501, précise le communiqué taïwanais.
Selon ce communiqué, un opérateur radio chinois a déclaré au Taichung que ce navire était en « mission de patrouille de routine » et qu’il ne fallait « pas interférer avec (ses) actions ».
Le navire taïwanais a répondu : « votre comportement prouve précisément que la paix de la Chine est une imposture, et la communauté internationale ne vous soutiendra pas. Veuillez ne pas détruire la paix », ajoute le communiqué.
« À l’heure actuelle, le patrouilleur Taichung reste sur zone dans un face-à-face avec le CCG 3501 », poursuit le texte.
Quelques heures après la diffusion du communiqué, la garde côtière taïwanaise a annoncé que le navire chinois avait « quitté les eaux restreintes ».
Des responsables de sécurité taïwanais ont déclaré samedi que la Chine avait déployé plus de 100 navires de la marine, des garde-côtes et d’autres bâtiments dans les eaux régionales s’étendant de la mer Jaune à la mer de Chine méridionale et au Pacifique occidental.
Ce déploiement a commencé avant la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin et est passé à plus de 100 navires après la fin du sommet.
Donald Trump a suscité l’inquiétude à Taipei après avoir suggéré que les ventes d’armes américaines à Taïwan pourraient être utilisées comme monnaie d’échange avec la Chine, qui considère l’île comme faisant partie de son territoire et a menacé de la reprendre par la force.
Depuis, Taipei insiste sur le fait que Taïwan défend le statu quo et que la Chine est la « cause profonde » de l’instabilité dans la région.




