« Les neuroscientifiques ont démontré que le cerveau humain n’était pas apte à encaisser ce risque parce qu’il est trop énorme, trop immédiat, qu’on a l’impression de ne pas avoir prise puisque même si on arrête de conduire, de consommer, même de respirer, la planète sera toujours en danger », a justifié Mme Tondelier sur France inter.
« Donc il y a un truc qui plonge certains dans l’éco-anxiété, d’autres dans le déni, dans la culpabilité, tout ça est extrêmement compliqué mais enfin ce n’est pas parce que c’est compliqué qu’il ne faut pas s’en occuper », a-t-elle jugé.
Autre raison selon elle qui entraîne cette mise à l’écart de l’écologie du débat politique, le fait que l’extrême droite ait mis « une cible dans le dos » des défenseurs de l’environnement.
« Si Trump a fait de l’écologie sa principale ennemie, si l’extrême droite essaye de faire la même chose en Europe, c’est que l’internationale xénophobe a compris que l’écologie c’était le projet politique qui s’opposait sur tous les points au leur. On voit bien qu’il y a une +bouc émissairisation+ de l’écologie », a-t-elle estimé.