« Malheureusement, je crois que (son) désir reste le même », a-t-elle affirmé en réponse à la question de savoir si Donald Trump voulait toujours prendre possession du Groenland.
Les déclarations belliqueuses du magnat américain à ce propos ont suscité de fortes tensions entre l’Union européenne et les Etats-Unis.
Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises son souhait de prendre le contrôle du Groenland, en invoquant des questions de sécurité.
Il est revenu sur ses menaces le mois dernier après s’être entendu sur un « cadre » de négociation avec le chef de l’Otan Mark Rutte, devant offrir aux Etats-Unis une plus grande influence sur le territoire arctique.
« Tout le monde nous demande si nous pensons que c’est fini? Non, nous ne pensons pas que c’est fini », a-t-elle insisté lors d’une discussion sur la sécurité arctique.
Mme Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen ont souligné que la pression exercée sur les Groenlandais était « inacceptable », même si M. Nielsen a affirmé que « quelques pas » avaient été faits « dans la bonne direction ».
Un groupe de travail réunissant le Groenland, le Danemark et les Etats-Unis a été mis sur pied pour discuter des préoccupations américaines concernant ce territoire autonome danois, sans que les détails de ces contacts soient rendus publics
« Nous avons maintenant un groupe de travail. Nous essayerons de voir si nous pouvons trouver une solution (…) Mais bien sûr il y a des lignes roues à ne pas franchir », a mis en garde Mme Frederiksen.
Ces propos ont été tenus après que les Premiers ministres danois et groenlandais se sont entretenus une quinzaine de minutes vendredi avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio en marge de la conférence de Munich. Un entretien qualifié de « constructif » par Mme Frederiksen.




