Depuis des semaines, des groupes armés de bâtons, de fouets et de boucliers marchent dans certaines parties du pays en exigeant que les étrangers sans papiers quittent le territoire avant le 30 juin.
« Nous avons 5.002 personnes enregistrées », dont 1.220 femmes, a déclaré à l’AFP un responsable des ressortissants malawites rassemblés dans un terrain vague de Durban, la troisième ville sud-africaine dans l’est du pays. Mercredi, ils étaient plus de 3.000. Ils cherchent à regagner leur pays d’origine.
Des familles continuaient d’arriver au fil de la journée, certaines venant de l’extérieur, notamment de la ville de Pietermaritzburg – la capitale provinciale -, à environ 90 kilomètres, a-t-il précisé.
La tension est montée d’un cran après la mort de deux Mozambicains selon la police il y a plus d’une semaine dans la ville côtière de Mossel Bay, dans le sud du pays, faisant craindre une répétition des effusions de sang qui ont marqué de précédentes flambées de violences anti-migrants.
Les autorités mozambicaines avancent un bilan de cinq morts dans cet incident.
L’Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière.
Mais elle est confrontée à des vagues récurrentes de violences xénophobes depuis 2008, année où des dizaines de migrants ont été tués et des milliers d’autres déplacés.
La dernière flambée intervient alors que les partis politiques cherchent à rallier des soutiens avant les élections municipales de novembre.
Selon l’agence de statistiques, quelque 3 millions d’étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays.




