Le ministère a simplement confirmé cette démission sans donner d’explication.
Mme Chabaud était la première femme à occuper ces fonctions à la tête de l’association crée en 1867 qui rassemble des amoureux de la mer, la plupart plaisanciers et propriétaires de bateaux, soucieux de promouvoir le nautisme et la plaisance en France.
L’intérim à la tête du Yacht Club est assuré par le délégué général Patrick Simon-Letertre, et des élections devront avoir lieu avant la fin de l’année, a indiqué le Yacht Club à l’AFP.
Fin octobre, la nomination de la navigatrice et ancienne eurodéputée Modem au ministère de la Mer et de la Pêche avait suscité une fronde des adhérents du Club basé avenue Foch à Paris: Ce cumul était d’autant plus sensible que la navigatrice a son mot à dire sur la fiscalité des yachts face à Bercy, souligne La Lettre.
Le 23 octobre, quelques jours après sa nomination au gouvernement, la ministre avait indiqué au conseil d’administration du Yacht Club qu’elle se trouvait en situation « d’empêchement », ce qui juridiquement lui permettait d’éviter un conflit d’intérêt et lui laissait la possibilité de retrouver sa fonction de présidente du Club, en cas de chute rapide du gouvernement, ajoute la Lettre.
La démission intervient alors que le monde du nautisme et de la plaisance est en train de se mobiliser contre la réforme de la taxe sur les bateaux de plaisance, dite Taemup, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027.
La Confédération du nautisme et de la plaisance (CMP) notamment demande la « réécriture urgente d’une réforme profondément injuste pour les plaisanciers, illisible, adoptée dans concertation sérieuse et dangereuse pour une filière nautique déjà fragilisée » selon un communiquée de la CNP publié la semaine dernière.
« Jusqu’ici exonérés, plusieurs dizaines de milliers de plaisanciers pourraient être taxés à plus de 500 euros par an », ajoute la CNP, estimant que la plaisance « n’est pas un privilège » mais constitue « un loisir familial, un lien aux territoires et une pratique de proximité ».
La taxe affirme encourager les motorisations alternatives aux carburants fossiles pour décarboner le secteur.




