Les Etats-Unis n’ont pas réagi dans l’immédiat mais les zones contrôlées par les Houthis sont la cible d’attaques quasi quotidiennes depuis le lancement le 15 mars par Washington d’une campagne militaire contre les rebelles, pour les contraindre à cesser de menacer les navires empruntant des routes maritimes clés.
« Une agression américaine a ciblé le réseau de communication dans (…) la province d’Ibb, entraînant le martyre du (…) gardien de la tour de communication », a déclaré Anees Alasbahi, porte-parole du ministère de la Santé des Houthis sur les réseaux sociaux.
« L’ennemi américain a lancé, au cours des dernières heures, une agression flagrante contre notre pays, avec plus de 36 frappes aériennes visant plusieurs zones dans les gouvernorats de Sanaa, Saada et d’autres gouvernorats, faisant plusieurs martyrs et blessés », a déclaré le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree.
« En réponse à cette agression », les rebelles ont pris pour cible le porte-avions américain Harry S. Truman, a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont annoncé mardi l’envoi d’un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, le Carl Vinson, « afin de continuer à promouvoir la stabilité régionale, dissuader toute agression et protéger les flux commerciaux dans la région ».
Plus tôt jeudi, les rebelles avaient affirmé avoir abattu « un drone (de combat) américain MQ-9 » dans la province de Hodeida (ouest).
La veille, ils avaient rapporté un mort dans des frappes aériennes américaines dans la même région, sur le port de Ras Issa, sur la mer Rouge.
L’entreprise britannique de sécurité maritime Ambrey a cependant contredit cette information, « fausse » selon Ambrey, qui a déclaré jeudi « avoir reçu des informations fiables » selon lesquelles les Etats-Unis n’avaient pas visé la ville portuaire de Ras Issa.
« Aucun dégât aux infrastructures portuaires ni aux navires marchands n’a été signalé », a déclaré Ambrey.
Les Houthis visent la navigation commerciale en mer Rouge depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, perturbant l’accès au canal de Suez qui assure 12% du trafic maritime mondial.
Ils affirment s’en prendre à des navires liés à Israël, en solidarité avec les Palestiniens.
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