Chronique navale du 26 août

26 août 1652 : Bataille navale de Plymouth qui opposa, durant la première guerre anglo-néerlandaise, une flotte anglaise, commandée par George Ayscue, à une des Provinces-Unies, sous les ordres de Michiel de Ruyter (peinture ci-dessus), au large de Plymouth. Elle se solda par une victoire néerlandaise.

Le 25 août, les Anglais repèrent la flotte néerlandaise au large de Plymouth et prennent la mer. Le lendemain, au large de la Bretagne, Ayscue, qui vient du nord et a l’avantage du vent, tente une attaque directe contre le convoi en espérant le disperser pour capturer quelques navires, mais de Ruyter a anticipé cette attaque, plaçant ses navires en protection. Les vaisseaux anglais sont en moyenne plus lourdement armés mais sont très désorganisés car les plus rapides ont brisé la formation dans l’espoir de s’emparer des navires marchands à la traîne; ils ne peuvent donc former une ligne de bataille et d’exploiter pleinement leur puissance de feu supérieure. L’escadre néerlandaise, à l’inverse, a adopté une formation en ligne sous le vent très défensive. Vers 16 heures, les deux flottes entrent en contact et se traversent mutuellement, les néerlandais gagnant l’avantage du vent et l’exploitant en faisant demi-tour et en attaquant à leur tour depuis le nord. Voyant leurs meilleurs navires entourés par la masse des vaisseaux néerlandais et supportant le plus gros du combat, le reste de la flotte anglaise, les navires les plus lents et dont les équipages sont mal entraînés, hésite à rentrer dans la bataille.

Le Vogelstruys, le plus grand des navires néerlandais, est alors séparé du reste de la flotte et est attaqué par trois navires anglais à la fois avant d’être abordé. Son équipage est proche de se rendre quand son capitaine, Douwe Aukes, menace de faire sauter le navire. Placé face à cette alternative, l’équipage reprend le dessus, repousse l’abordage des Anglais et livre une telle résistance que les navires anglais, sérieusement endommagés et dont deux sont proches de couler, interrompent leur attaque. Les néerlandais emploient leur tactique favorite qui est de tirer sur les mâts des navires adverses afin de les mettre hors de combat et, en fin de l’après-midi, Ayscue décide de rompre l’engagement et de se replier sur Plymouth pour faire réparer ses navires avant qu’ils soient trop endommagés et ne se fassent capturer.

Aucun des deux camps n’a perdu de navires de guerre mais ils ont tous deux subi des pertes sévères parmi leurs équipages. Les néerlandais comptent environ 60 morts et une cinquantaine de blessés alors que les Anglais ont quant à eux 700 morts et blessés (la plupart provenant de l’attaque avortée contre le Vogelstruys) et ont perdu un navire-brûlot. De Ruyter poursuit la flotte anglaise en espérant capturer quelques traînards, car plusieurs vaisseaux anglais sont en remorque et donc susceptibles d’être abandonnés, mais Ayscue parvient à ramener toute sa flotte à Plymouth. De Ruyter envoie alors deux navires de guerre escorter le convoi marchand et envisage un moment d’attaquer la flotte anglaise à l’ancre avant d’y renoncer. Apprenant que l’amiral Robert Blake fait voile vers l’ouest avec une flotte de 72 navires, de Ruyter choisit d’aller attendre le convoi venant des Caraïbes et l’escorte en sûreté jusqu’à Calais où la flotte arrive le 2 octobre, alors que les provisions commençaient à manquer, Blake ayant de son côté été forcé par une tempête de s’abriter à Torbay.

Les Anglais s’attendaient à triompher facilement des Néerlandais et leur échec est pour eux une surprise déplaisante, Ayscue étant blâmé pour son mauvais commandement et perdant son poste après la bataille, bien que certainement en partie pour des raisons politiques (ayant des sympathies royalistes). Aux Provinces-Unies, Michiel de Ruyter, qui était un quasi-inconnu, devient du jour au lendemain un héros alors qu’il s’agissait de son premier commandement indépendant. Avant de rentrer au pays, il participe à la bataille de Kentish Knock et, en arrivant à Middelburg, il est reçu par les États de Zélande et est récompensé d’une chaîne en or pour son comportement lors des deux batailles, la première pour son courage et la seconde pour sa prudence – ayant convaincu Witte de With qu’il était temps de se replier.

Source : WIKIPEDIA


26 août 1905 :  début de production de masse de sous-marins.

Le ministre de la Marine ordonne la construction de 21 sous-marins (18 à vapeurs, 3 diesel). L’année 1905 est une année charnière pour le sous-marin puisqu’elle voit le départ de Camille Pelletan et l’arrivée de Gaston Thomson à la barre du Ministère mais aussi le choix du moteur diesel pour la propulsion future de ces nouveaux engins. À noter que l’autonomie en plongée de la classe Aigrette (Diesel) n’est à cette époque que de 4 minutes.  

Pour les passionnés de sous-marins et plus particulièrement de leur propulsion, voir l’ouvrage extrêmement riche et intéressant La propulsion du sous-marin français des origines à 1940 de Dominique Brisou (SHD – 2007) et d’une manière plus large L’encyclopédie des sous-marins de l’amiral Thierry d’Arbonneau.

Source : THEATRUM BELLI

Sous-marin NEWTON, classe BRUMAIRE.

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