Chronique navale du 18 novembre

18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg).

Sous-marin de grande croisière de 3 300 tonnes, le plus gros jamais construit à son époque, armé de 2 canons de 203 mm (identiques à ceux des croiseurs de 10 000 tonnes), emportant 126 membres d’équipage et même un hydravion biplaces, il possède, alors, la plus grande autonomie et le plus grand rayon d’action. Il est armé définitivement le 31 décembre 1931. En réparation à l’arsenal de Brest lorsque les Allemands envahissent la ville le 18 juin 1940, le Surcouf s’échappe in extremis et gagne Plymouth sous les ordres du commandant Martin. Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1940, lors de l’opération Catapult (Mers el Kébir), les Britanniques le saisissent par surprise provoquant une fusillade à bord qui coûte la vie à 1 officier français et 3 britanniques. Il est ensuite intégré aux Forces navales françaises libres. Il disparaît corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942. 

Une thèse fortement étayée attribue le naufrage à l’aviation américaine qui en menant une opération contre des U-Boot signalés autour du canal de Panama auraient pu couler par erreur le Surcouf.

Lire Les sous-marins de 1914 à 1945 de Claude Huan. 

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