Pour la troisième année consécutive, le golfe de Gascogne sera partiellement fermé à certaines activités de pêche du 22 janvier au 20 février 2026, afin de réduire les captures accidentelles de cétacés. Une mesure exceptionnelle qui, pour le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), ne peut devenir une norme durable.
La profession rappelle son engagement constant en faveur de la protection des cétacés : déploiement volontaire de dispositifs innovants, participation active aux programmes scientifiques, équipements de suivi embarqués. Les pêcheurs ne contestent ni l’objectif environnemental ni la nécessité d’agir, mais plaident pour une cohabitation durable entre activité humaine et biodiversité.
Les résultats scientifiques récents appellent, selon le CNPMEM, à affiner les réponses. Les campagnes d’observation confirment la stabilité des populations de dauphins communs, tandis que de nouvelles données conduisent à une révision à la baisse des estimations de captures accidentelles. Dans ce contexte, une fermeture généralisée apparaît inadaptée et freine l’expérimentation de solutions techniques ciblées.
Avec près de 300 navires concernés, les impacts économiques sont lourds pour l’emploi maritime, les ports et l’ensemble de la filière. À l’issue de ce troisième cycle, le CNPMEM appelle l’État à ouvrir une nouvelle phase à partir de 2027 : évaluer objectivement les mesures mises en œuvre et construire, avec la science et les professionnels, des alternatives durables à la fermeture judiciaire du golfe de Gascogne.




