De nouvelles frappes israéliennes ont visé Beyrouth dans la nuit, faisant sept morts et plusieurs dizaines de blessés selon les autorités libanaises. L’aviation et des tirs depuis des navires de guerre auraient ciblé notamment le quartier de Jnah, proche de la banlieue sud, bastion du Hezbollah.
Sur place, les bombardements ont provoqué d’importants dégâts matériels : véhicules calcinés, cratères dans la chaussée, incendies en cours d’extinction. Cinq personnes ont été tuées dans la capitale, tandis que deux autres victimes ont été recensées lors d’une frappe distincte à Khaldé, au sud de Beyrouth.
L’armée israélienne affirme avoir visé des responsables de haut rang du Hezbollah. Le mouvement chiite a confirmé la mort de l’un de ses membres, Mohammad Baqer al-Naboulsi. Les frappes s’inscrivent dans une campagne militaire plus large qui a déjà fait plus de 1 200 morts et provoqué plus d’un million de déplacés au Liban depuis début mars.
Le conflit prend également une dimension régionale accrue. Un message attribué à Ali Khamenei, transmis par son successeur Mojtaba Khamenei au chef du Hezbollah Naïm Qassem, réaffirme le soutien de Téhéran à la « résistance » face à Israël et aux États-Unis.
Sur le terrain, des affrontements sont signalés dans le sud du Liban, où les forces israéliennes mènent des incursions près de la frontière, notamment autour de Chamaa. Cette dynamique alimente les inquiétudes d’une occupation durable.
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a évoqué la création d’une « zone de sécurité » dans le sud du Liban après le conflit. Une perspective vivement dénoncée par son homologue libanais Michel Menassa, qui y voit un projet d’occupation et de déplacement forcé de populations.
L’Organisation des Nations unies s’inquiète d’un risque de nouveau territoire occupé dans la région. Plusieurs pays européens ont également appelé à garantir la sécurité des Casques bleus, déjà affectés par les combats en cours.




