« Je suis en colère parce qu’il convoque de lui-même les sujets de l’extrême droite et qu’il en parle », a dénoncé sur Sud Radio Mme Tondelier, qui est engagée dans le processus de la primaire unitaire à gauche avec François Ruffin.
« Une grosse partie du système médiatique essaie de prescrire des thèmes qui sont favorables à l’extrême droite. C’est le cas du thème de l’immigration, qui n’est pas le sujet principal qui touche le quotidien des Français », a-t-elle développé.
Plus tôt dans la semaine, François Ruffin, qui siège au groupe écologiste à l’Assemblée nationale, avait créé la polémique à gauche en se disant « hostile à l’immigration de travail ».
« La France ne doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens ou roumains », avait estimé le député de la Somme, ancien Insoumis.
« Je ne veux pas que ce qu’on a fait hier sur l’industrie, sur les métallurgies, sur Renault, on le refasse aujourd’hui sur les services. (…) Je l’entends de la part d’entreprises, des maisons de retraite, d’auxiliaires de vie: +bah voilà, on va faire appel à de la main-d’oeuvre subsaharienne+ », avait-il développé, tout en précisant: « En attendant, les médecins algériens, tunisiens, roumains qui travaillent dans notre pays, ils doivent avoir des pleins droits, ils doivent se sentir pleinement reconnus ».
Ces propos avaient suscité de vives critiques de la part des anciens alliés insoumis de François Ruffin, toujours prompts à critiquer leur ancien camarade qui a quitté le mouvement avec fracas en 2024 et à qui ils reprochent souvent de ne pas être assez engagé dans l’antiracisme, dont ils ont fait eux leur cheval de bataille.
L’élu de Picardie a ainsi été notamment traité de « rouge-brun », ces communistes séduits par l’extrême droite nationaliste.
« Est-ce que je considère comme normal que la France ne forme pas ses propres médecins? Que la France aille quelque part piller des talents sur lesquels des gouvernements à l’étranger ont investi du temps et de l’argent? Non, je ne trouve pas ça normal », a argumenté le candidat à la présidentielle sur BFMTV vendredi matin.
« Je veux de l’accueil plein et entier pour les personnes qui se trouvent sur le territoire français. Mais non à une immigration excessive », a-t-il résumé.
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