Pékin considère l’île comme faisant partie de son territoire et s’oppose à sa participation aux organisations internationales ainsi qu’à ses échanges avec d’autres pays.
La ministre taïwanaise du Conseil des affaires océaniques, Kuan Bi-ling, a indiqué dans un message publié mardi sur Facebook que les autorités kényanes avaient retenu deux de ses délégués à la conférence « Our Ocean », organisée cette semaine dans la ville de Mombasa.
Le ministre des Affaires étrangères, Lin Chia-lung, a déclaré mercredi que le Kenya avait agi sous « une pression chinoise à haut niveau ».
« Nous constatons que c’est désormais la norme. La Chine fait de plus en plus pression sur les autres pays pour qu’ils se comportent à l’égard de Taïwan d’une manière qui dépasse ce qui se faisait auparavant », a-t-il ajouté.
Taïwan avait été invitée au forum et avait payé pour installer un stand, a déclaré M. Lin.
Mais le Kenya a « déformé » son interprétation du principe d’une seule Chine, « l’élargissant sans limite pour empêcher nos ressortissants de participer », a-t-il déclaré aux journalistes dans la capitale, Taipei. « C’est absolument inacceptable et nous protestons fermement. »
Ces dernières années, la Chine a intensifié ses activités militaires autour de Taïwan tout en cherchant à réduire le nombre déjà limité de ses alliés diplomatiques formels.
Mme Kuan a ajouté dans son message que les deux délégués avaient été retenus « pendant une période prolongée », que leurs passeports et leurs téléphones avaient été confisqués et qu’ils avaient « fait face à une situation proche de l’expulsion ».
D’autres se sont vu révoquer leurs autorisations d’entrée, a-t-elle indiqué, estimant: « Il ne s’agit pas de froideur diplomatique, mais d’un traitement injuste ».




