« J’attends des excuses publiques, » a réagi sur X Marine Tondelier. « Sinon, il y aura des poursuites judiciaires ».
Sur sa page Facebook privée, Régis Desrumaux, exploitant agricole et président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Oise, a republié un post de Marine Tondelier dénonçant « les agro-industriels de la FNSEA (qui) fêtent au champagne le vote de la loi d’urgence agricole ».
« Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête… Grosse salope. Ah mince ça fait deux », a-t- il alors commenté sur le réseau social, selon Le Courrier Picard.
Sur X, Marine Tondelier a rappelé la définition de cette insulte, tout en dénonçant le fait que celle-ci soit employée pour « dégrader sexuellement et moralement » les propos des femmes dans l’espace public.
« Quoi qu’il en soit, cette manière de s’exprimer en dit beaucoup plus sur l’auteur de ces propos que sur moi. Alors force à toutes les +grosses salopes+ et à toutes les +sales connes+. On est ensemble. Et on ne se taira pas », conclut la patronne des Verts.
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a réagi sur X, apportant son « soutien » à Marine Tondelier.
« On attend les condamnations indignées de toute la classe politique. Ou pas », a-t-il commenté. Avant de demander les « excuses et les sanctions des responsables de la FNSEA. Ou pas ».
Des députés insoumis et écologistes ont porté la loi d’urgence agricole devant le Conseil constitutionnel, l’appelant à censurer de nombreuses dispositions.
Le texte prévoit notamment que l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), saisie par le ministre de l’Agriculture, autorise pour des durées limitées, et sous conditions, l’utilisation de deux pesticides : l’acétamipride pour la filière noisettes, et le flupyradifurone pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise.
Les Ecologistes s’inquiètent aussi des évolutions importantes sur le stockage et la gouvernance de l’eau mais aussi pour les zones humides, qui donnent une place de choix à l’agriculture face à la raréfaction de la ressource.




