« Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité », a déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï, dans une interview à la télévision d’Etat.
L’Iran a imposé son contrôle sur le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, à la faveur de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne.
La République islamique n’autorise pour l’heure qu’un itinéraire, le long de ses côtes, et la mise en place d’une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d’attaques de bateaux.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, cité par l’agence de presse officielle Irna, a lui aussi estimé que les négociations avec Oman, l’autre Etat riverain du détroit, étaient « en bonne voie et se trouvaient dans la phase finale ».
Mascate n’a pas commenté dans l’immédiat.
Alors que Donald Trump a appelé de nouveau samedi à une ouverture « complète et totale » d’Ormuz, le porte-parole de la diplomatie iranienne a souligné qu’un accord irano-omanais « n’avait rien à voir avec la réouverture ou le maintien de la fermeture » du détroit.
Il « a été fermé en raison du non-respect par les Etats-Unis de leurs engagements, de leur blocus naval de l’Iran et de toutes les mesures hostiles prises à l’encontre de la République islamique au cours de cette période », a insisté M. Baghaï.
Il a aussi réaffirmé que la situation du détroit à l’avenir ne serait plus la même qu’avant la guerre, alors que Téhéran veut désormais imposer des frais de service.
Avant le conflit, un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures transitait par Ormuz. Il a été brièvement rouvert après la signature d’un protocole entre l’Iran et les Etats-Unis mi-juin, puis reverrouillé quand cet accord a volé en éclats avec la reprise des affrontements moins d’un mois plus tard.




