Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a perdu 5,26% à 79,36 dollars, au plus bas en clôture depuis le 10 juillet.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, a reculé de 5,69% à 75,77 dollars.
« Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation », a déclaré Scott Bessent, le ministre américain des Finances, dans un entretien à la chaîne CNBC.
Ses propos ont immédiatement provoqué la glissade des prix du brut, en légère hausse pour la première partie de séance.
« Le marché suit de près les négociations (…) et espère qu’un accord sera conclu pour rouvrir le détroit d’Ormuz », souligne auprès de l’AFP Andy Lipow, analyste de Lipow Oil Associates.
Le Qatar, pays médiateur aux côtés du Pakistan et d’Oman, a lui fait état d’efforts « en cours » pour trouver une « solution à court terme qui permettrait de relancer le dialogue », selon le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.
« Nous avons déjà vu ce scénario se reproduire: des annonces sont faites, des négociations sont peut-être en cours, mais elles ne débouchent généralement sur aucune solution », rappelle M. Lipow.
Cela ne refroidit pas pour autant les investisseurs qui misent sur la conclusion d’un accord pour la reprise de la navigation à Ormuz, similaire à celui signé en juin.
L’éclaircie avait toutefois été de courte durée avec une reprise des hostilités dès début juillet.
Les tensions restent vives au Moyen-Orient et la navigation dangereuse: un navire dans le détroit d’Ormuz a été touché par un « projectile inconnu » mardi selon l’agence maritime UKMTO.
Et un autre a coulé en mer Rouge après une attaque, sur fond de blocus maritime des ports saoudiens par les rebelles houthis du Yémen.
Le blocus américain qui vise les ports iraniens ne sera levé qu’en cas d’accord ou de « capitulation totale », a prévenu Donald Trump.




