La République islamique verrouille cette stratégique voie maritime depuis que les hostilités ont repris avec les Etats-Unis début juillet, et cible régulièrement les navires s’y aventurant sans son autorisation.
Téhéran ne veut pas revenir à la situation d’avant-guerre et entend imposer à terme des frais de service, ce à quoi les Etats-Unis et d’autres s’opposent.
Les négociations entre l’Iran et Oman – dont les côtes bordent également le détroit – « approchent de leur phase finale », a déclaré samedi le chef de la diplomatie iranienne.
Téhéran a assuré ces derniers jours s’être accordé avec Mascate sur un itinéraire pour la traversée des navires, mais les discussions prennent du retard à cause de « problèmes techniques », selon Abbas Araghchi.
L’aboutissement des négociations « ne veut bien sûr pas dire qu’Ormuz va rouvrir », a cependant réitéré le ministre. Il a évoqué d’autres « conditions et compensations » à discuter, en raison « des violations » du protocole d’accord conclu mi-juin avec les Etats-Unis, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens.
« La réouverture du détroit suit son propre mécanisme et n’a rien à voir avec les négociations entre l’Iran et Oman », ont renchéri les Gardiens de la révolution, puissante force armée iranienne.
« L’ennemi est contraint d’accepter les conditions de l’Iran pour l’ouverture du détroit et de s’abstenir d’interférer comme il le fait en ce moment, dans les négociations en cours entre l’Iran, Oman et d’autres pays », ont-il ajouté.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères des Emirats arabes unis a condamné « l’attaque hostile de l’Iran sur un pétrolier appartenant à Adnoc à l’aide d’un missile alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz ».
Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre fin février, dont trois sur cette seule semaine.
Les Emirats et d’autres pays du Golfe alliés à Washington ont été régulièrement ciblés par Téhéran en représailles à l’offensive américano-israélienne sur l’Iran déclenchée le 28 février.
Avant le début du conflit, un cinquième des hydrocarbures passaient par le stratégique détroit d’Ormuz.




