Les deux hommes, un Roumain âgé de 37 ans et un Grec âgé de 54 ans, avaient déjà été remis en liberté en mars, un mois après leur arrestation en Allemagne et en Grèce. Mais le parquet de Hambourg avait maintenu l’accusation de sabotage.
Le ministère public a finalement classé la procédure début août « faute de soupçon initial suffisant », a expliqué mardi sa procureure et porte-parole Mia Sperling-Karstens dans un communiqué à l’AFP.
Selon le parquet, les deux ressortissants souhaitaient mettre hors tension des pièces des nouvelles corvettes de classe K130, spécialement conçues pour des opérations en mer Baltique, où la marine allemande a considérablement renforcé ses activités en raison de la menace russe.
Le parquet a bien constaté des « manipulations » sur ces engins, notamment une mise hors tension de la corvette « Köln ».
« Mais il n’a pas été possible de déterminer, avec la certitude requise pour justifier un acte d’accusation, lequel des deux mis en examen a commis l’acte supposé », souligne la procureure.
Par ailleurs, l’enquête n’a pas pu prouver qu’ils ont agi comme complices « sur la base d’un plan criminel commun ».
L’un a contesté les accusations et l’autre ne s’est pas exprimé, selon l’intéressée.
En février, le parquet indiquait que les deux hommes ont introduit « plus de 20 kg de gravier abrasif dans le moteur d’un navire, perforé les conduites d’alimentation en eau douce, retiré les bouchons des réservoirs de carburant et désactivé les interrupteurs de sécurité du système électronique du navire ».
L’Allemagne, premier soutien militaire de l’Ukraine, est sur le qui-vive face à la recrudescence des opérations d’espionnage et de sabotage sur son territoire, la plupart imputée à la Russie.
Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone explosif a été découvert à l’aéroport de Leipzig, un hub militaire clé pour l’Ukraine et l’Otan.




