Les garde-côtes yéménites avaient fait état mardi de six morts, dont des Pakistanais et un ressortissant indonésien, dans cette attaque des rebelles soutenus par l’Iran sur fond de reprise des hostilités face au gouvernement du Yémen appuyé par Ryad.
« J’ai appris avec une profonde inquiétude cet incident regrettable », a écrit sur X le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, confirmant la mort de trois Pakistanais et faisant état d’un blessé.
« Le Pakistan condamne fermement l’attaque des Houthis contre un navire commercial non militaire », a-t-il dit.
Il a ajouté être « en contact avec les autorités saoudiennes compétentes ainsi qu’avec le gouvernement yéménite reconnu internationalement afin d’obtenir davantage d’informations » sur les circonstances.
Le Pakistan est lié à l’Arabie saoudite par un pacte de défense, élargi la semaine dernière à la Turquie. Mais Islamabad joue parallèlement les médiateurs entre l’Iran et les Etats-Unis pour tenter de mettre un terme durable à la guerre.
Son ministre de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, se trouve actuellement à Téhéran pour tenter de relancer les pourparlers.
Certains analystes s’interrogent ainsi sur la capacité du pays à préserver sa neutralité alors que le conflit entraîne progressivement de nouveaux acteurs dans la région.
Islamabad insiste sur le caractère « purement défensif » de son pacte avec Ryad et Ankara, qui prévoit qu’une attaque contre l’un des trois pays soit considérée comme une attaque contre les trois, et assure qu’il « ne vise aucun pays ».
Les hostilités entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite ont repris en juillet, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.




