Mardi matin, l’agence maritime britannique UKMTO avait indiqué sur X qu’un tanker avait été touché par trois « projectiles inconnus » alors qu’il quittait le détroit d’Ormuz.
Selon UMKO « aucune victime ni impact environnemental n’ont été signalés ».
La société de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.
Marisks a ensuite indiqué à l’AFP qu’au total « deux pétroliers transportant du brut ont été frappés par des projectiles d’origine inconnue à quelques minutes d’intervalle alors qu’ils se dirigeaient vers la sortie du détroit d’Ormuz lundi soir ».
Outre le Senegal property, le tanker Sidr battant pavillon saoudien a également été ciblé, selon Marisks.
La société grecque souligne que « ces incidents quasi simultanés représentent une nouvelle escalade du niveau de menace » dans le détroit d’Ormuz.
La société de sécurité maritime Vanguard Tech a précisé que des « roquettes ont touché le navire (Senegal Prosperity, ndlr) sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications ».
Téhéran verrouille le stratégique détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.
L’Iran, qui a dit vouloir imposer des droits de passage, a pris pour cible de nombreux navires qu’il accuse de chercher à contourner l’itinéraire qu’il privilégie.
Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.




