La candidate des Écologistes a rappelé qu’il était « difficile de se prononcer sur un texte qu’on n’a pas » mais, « compte tenu des précédents exercices, de l’illégitimité de ce gouvernement, de qui le composent et de ce que j’ai entendu dans le débat politico-médiatique, je n’ai aucune raison d’être rassurée et aucune raison de penser qu’un seul écologiste le votera », a-t-elle affirmé.
Elle a rappelé que les parlementaires écologistes avaient « censuré tous les précédents » budgets, « on sait pourquoi et on sait comment ».
Elle a également souligné que le groupe avait fini par s’abstenir sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, « parce que le gouvernement s’était engagé sur un certain nombre de points et notamment avait reculé sur le doublement des franchises médicales ».
« Mais cet été, a-t-elle dénoncé, ils ont passé un décret sans passer par le Parlement pour augmenter de 40% les franchises médicales ».
« Non seulement ce gouvernement est injuste, mais en plus ils n’ont aucune parole et je leur souhaite bien du courage pour convaincre un seul écologiste de quoi que ce soit, puisqu’on sait qu’ils ne tiennent pas leurs promesses », a-t-elle ajouté.
A gauche, les Insoumis ont déjà affirmé qu’ils censureraient le budget.
Du côté du PS, le premier secrétaire Olivier Faure a répété une nouvelle fois mardi lors d’un déplacement en Seine-et-Marne, qu’il ne voyait « pas beaucoup de raisons d’espérer » que le budget puisse être voté.
« Si vous me demandez d’approuver pour approuver, la réponse est non. Si le compromis est possible, s’il est possible d’avancer, alors effectivement nous arriverons peut être à un résultat. Mais je doute du fait que (le Premier ministre) Sébastien Lecornu ait encore la capacité à tenir sa propre majorité », a-t-il souligné.
Car pour lui, ni Bruno Retailleau ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal n’auront « envie de faire le moindre geste (de compromis, NDLR). Je les vois déraper progressivement vers la droite extrême, pour ne pas dire l’extrême droite ».




