« Le navire TCG Akin de notre commandement des forces navales, à bord duquel nous nous trouvons actuellement, a localisé l’épave du navire coulé », a déclaré le gouverneur d’Istanbul Davut Gul, dans une vidéo diffusée sur X.
Un officier de marine accompagnant M. Gul a souligné que l’épave du Tugberk Imamoglu, battant pavillon turc avec 10 personnes à bord, avait été localisée à une profondeur de 710 mètres.
« Nous avons obtenu quatre images grâce à un robot sous-marin déployé près de la proue du Tugberk Imamoglu », a précisé l’officier. « Je vous montre une section du milieu du navire. On peut y voir une importante brèche », a-t-il ajouté en dévoilant des images de l’épave.
Les autorités avaient indiqué que le cargo, qui transportait quelque 4.200 tonnes d’acier laminé et de barres d’armature, avait coulé « très rapidement », bien avant l’arrivée des premiers secours, par environ 900 mètres de fond à quelque 18 milles marins au large de Silivri (à l’ouest d’Istanbul).
La collision avec le pétrolier turc Alsu, vide lui de toute cargaison au moment des faits et qui n’a pas subi de dommages apparents, était intervenue en pleine nuit.
« Les familles veulent désormais savoir si l’équipage se trouve toujours à bord et comment il sera récupéré », a déclaré M. Gul.
Un rapport rédigé pour le parquet du district de Silivri, obtenu par l’AFP, a fait état de multiples violations des procédures de sécurité à bord du pétrolier.
« La cause fondamentale de la catastrophe relève des insuffisances et défaillances sur la passerelle du M/T ALSU », affirme le document.
Le troisième officier dans la hiérarchie, « qui venait seulement de rejoindre le navire et manquait d’expérience, avait été laissé seul pendant son quart ». Le capitaine n’était pas sur la passerelle et dormait dans sa cabine.
Le capitaine et le troisième officier du pétrolier ont été placés en détention provisoire vendredi. Ils sont poursuivis pour « homicide involontaire par négligence », selon le parquet qui accuse le capitaine du Alsu d’avoir « manqué à son devoir de surveillance et de contrôle » la nuit de l’accident.
Quatre autres membres d’équipage du Alsu ont été placés sous contrôle judiciaire.




