« Nous avons adressé une proposition aux deux parties sur ce point. (…) Nous avons d’ailleurs déjà reçu des réponses de part et d’autre. (…) Nous constatons que les deux parties ont des demandes et des positions difficiles à concilier », a déclaré le chef de la diplomatie turque sur NTV.
« Notre première priorité est l’acheminement des céréales depuis la mer Noire. Les pays du monde entier en ont besoin. Les céréales sont un produit que les deux pays vendent mais il y a des difficultés à surmonter », a-t-il ajouté.
La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis ce protocole d’accord pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, dont les siens, avait affirmé jeudi à l’AFP une source diplomatique turque.
Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en 2022, quelque vingt-cinq navires appartenant à des armateurs turcs ont été la cible d’attaques au cours de l’été, selon la Chambre turque de commerce maritime Imeak.
Ankara avait réclamé début août aux belligérants la mise en place d’un « moratoire » face à la recrudescence des frappes contre les navires de commerce, dans un espace maritime saturé de bâtiments de guerre, drones, mines et autres avions de chasse.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait cependant estimé que l’application d’une telle mesure serait « impossible à surveiller ».
Plusieurs bateaux ont été la cible d’attaques de drones attribuées à l’Ukraine, qui entend entraver le transport de céréales et d’hydrocarbures au bénéfice de la Russie.




