Selon l’acte d’inculpation, l’homme âgé de 20 ans aurait, le 3 octobre, enroulé un cordon de téléphone autour du cou d’une femme japonaise de 39 ans originaire de Naha (capitale du département d’Okinawa) dans un hôtel de la ville, provoquant sa mort par asphyxie, a indiqué le quotidien Yomiuri Shimbun.
Le suspect, qui aurait volé un sac à dos contenant le portefeuille de la victime et d’autres effets personnels selon le journal, a également été inculpé pour vol avec violence.
Le militaire avait nié les accusations au moment de son arrestation, mais a ensuite fait des déclarations laissant entendre une certaine implication dans le crime, ont rapporté le Yomiuri et d’autres médias, citant des sources proches de l’enquête.
Le parquet n’était pas en mesure de répondre dans l’immédiat aux questions de l’AFP.
L’affaire, qui a suscité l’indignation du public nippon et poussé la Première ministre Sanae Takaichi à dénoncer un « crime exceptionnellement brutal et odieux », ravive la polémique persistante sur l’importante présence militaire américaine locale.
Les États-Unis comptent environ 54.000 militaires stationnés au Japon, principalement à Okinawa.
Des crimes, notamment des viols, des agressions, des délits de fuite et des cas de conduite en état d’ivresse impliquant des militaires américains suscitent depuis longtemps des protestations sur cette île du sud du Japon. L’année dernière, un tribunal japonais a condamné à sept ans de prison un Marine américain pour avoir étranglé et tenté de violer une femme d’une vingtaine d’années.
À la suite du meurtre commis début octobre, les forces américaines présentes dans le département d’Okinawa se sont vues interdire la consommation d’alcool pendant 48 heures, et imposer un couvre-feu pour 30 jours.
De son côté, le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a affirmé que Tokyo examinait le code de conduite applicable pour les militaires américains au Japon lorsqu’ils sont hors de leur base.




