L’Australie compte doubler sa flotte de sous-marins pour la porter à 24 bâtiments, un contrat à 50 milliards de dollars australiens (34,5 milliards d’euros).
Le groupe français spécialiste du naval de défense DCNS, l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) ainsi qu’un consortium emmené par Mitsubishi Heavy Industries et soutenu par le gouvernement japonais sont sur les rangs.
Il s’agit de construire des sous-marins de nouvelle génération afin de remplacer la flotte Collins actuelle fonctionnant au diesel et à l’électricité.
Le comité de sécurité nationale du gouvernement australien s’est réuni cette semaine pour peser les offres en présence. Ses conclusions seront transmises au gouvernement et la presse australienne a rapporté, ce qui n’a pas été confirmé, qu’une annonce serait faite la semaine prochaine.
Le Premier ministre Michael Turnbull a déclaré qu’une décision serait prise « en temps voulu, sous peu », sans autre précision de calendrier.
Selon le journal The Australian, l’offre française est considérée comme la « plus forte » et l’offre japonaise la plus faible.
Le Wall Street Journal a rapporté cette semaine, citant des sources proches du dossier que le Japon, considéré pendant plusieurs mois comme le favori, est désormais quasi hors course.
Canberra estime que l’offre japonaise pose « un risque considérable » compte tenu du manque d’expérience de Tokyo dans la construction navale à l’étranger, dit le journal.
Mais le WSJ ajoute que ThyssenKrupp tiendrait la corde.
La Australian Broadcasting Corporation a rapporté vendredi que Tokyo envisageait une intervention à haut niveau pour pousser son dossier. Un « appel direct du Premier ministre Shinzo Abe à Malcolm Turnbull pour plaider la cause japonaise est l’une des options envisagées » à Tokyo, a déclaré ABC.
Quoi qu’il en soit, il est vraisemblable que les questions de politique intérieure joueront un rôle dans le choix final.
Canberra cherche à obtenir des assurances qu’une grande partie du processus de fabrication serait réalisée en Australie de façon à maximiser la participation et l’emploi de l’industrie australienne.
Les trois concurrents ont promis que tout ou partie du processus de construction se ferait en Australie alors que le gouvernement australien a convoqué des élections législatives anticipées prévues début juillet.
La nouvelle gamme de sous-marins doit correspondre à l’actuelle en termes d’endurance et de tayon d’action mais aussi offrir des performances supérieures en matière de détection et de discrétion.
DCNS propose une version conventionnelle du Barracuda, ThyssenKrupp le Type 216 et le Japon le Soryu.
bp/mfc/ev/pb
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