Avec la chute des céréales, les prix alimentaires mondiaux reculent, selon la FAO

Paris, 8 mars 2024 (AFP) – Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont reculé en février, pour le septième mois consécutif, entraînés vers le bas par la dégringolade des cours des céréales causée par des récoltes abondantes en Amérique du Sud et une compétition intense en mer Noire, a indiqué vendredi la FAO.

L’indice des prix des denrées alimentaires calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui suit la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base, s’est replié de 0,7% en février par rapport à janvier. Il s’affiche en baisse de 10,5% sur un an.

Principale raison de ce repli: la chute de l’indice des prix des céréales, de 5% par rapport à janvier, de 22% sur un an.

« Les prix à l’exportation du maïs ont connu la plus forte baisse, les prévisions de récoltes abondantes en Argentine et au Brésil, ainsi que les prix compétitifs offerts par l’Ukraine, désireuse de profiter du bon fonctionnement de la route commerciale maritime, ayant pesé sur le marché », souligne la FAO dans son rapport mensuel.

Du côté du blé, la baisse des prix est liée au « rythme soutenu des exportations de la Russie, qui a exercé une pression à la baisse sur les prix d’autres origines, en particulier de l’Union européenne », ajoute l’organisation.

Les prix de l’orge, du sorgho et du riz ont aussi fléchi.

L’indice des prix des huiles végétales a de son côté reculé de 1,3%, avec un repli marqué des cours de l’huile de soja dans la perspective de récoltes abondantes en Amérique du Sud.

Du côté des augmentations de prix, l’indice sur la viande est reparti à la hausse (+1,8%) après sept mois consécutifs de baisse.

Les prix de la volaille ont été tirés vers le haut par un regain de demande depuis plusieurs grands pays importateurs, tandis que ceux du boeuf ont grimpé en raison d’une offre moindre en Australie, où de fortes pluies ont perturbé le transport des bestiaux.

Les prix du porc ont parallèlement été soutenus par une forte demande en Chine et une offre limitée en Europe de l’Ouest.

Les prix du sucre ont aussi grimpé, de 3,8%, entraînés par « les inquiétudes persistantes concernant les perspectives de la prochaine récolte au Brésil, à la suite d’une période prolongée de précipitations inférieures à la moyenne » ainsi que par des prévisions faisant état d’une baisse probable de la production en Thaïlande et en Inde », gros pays exportateurs, explique la FAO.

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