En décembre 2025, sous la présidence du prédécesseur de Patrice Talon, les forces armées béninoises avaient repoussé une tentative de putsch, avant d’être appuyées ensuite par la France et le Nigeria.
Par ailleurs, le Bénin fait face à des défis sécuritaires persistants, notamment dans ses régions septentrionales, frontalières du Burkina Faso et du Niger, où des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique ont étendu leurs activités depuis le Sahel.
Mercredi, M. Wadagni, élu en avril, a nommé le général Abou Issa en remplacement du général Fructueux Gbaguidi, qui devient secrétaire permanent du Conseil national de défense et de sécurité.
Cette réorganisation concerne également les différentes composantes de l’armée: le colonel André Dokoui Fofo prend la tête de l’armée de terre, le colonel Hervé Sètondji Allotchenou est nommé chef d’état-major de l’armée de l’air et le capitaine de vaisseau major Dossa Hounkpatin prend le commandement de la marine nationale.
Avant d’être élu président, Romuald Wadagni a été dix ans ministre de l’économie, mais était associé ces dernières années aux décisions sécuritaires.
Le Bénin a enregistré plusieurs attaques meurtrières contre ses positions militaires dans le nord, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et des opérations de sécurisation.
Cette situation constitue l’un des principaux défis à affronter pour le président Wadagni, élu pour un septennat.
Le Bénin peut notamment compter sur le Nigeria voisin comme partenaire de sécurité mais entretient toujours des relations compliquées avec ses voisins sahéliens, les juntes du Burkina et du Niger qui sont les foyers des jihadistes dans la région.
Les régimes sahéliens reprochent notamment au Bénin sa proximité avec la France, à laquelle ils ont tourné le dos.




