Cherbourg teste l’immersion d’une hydrolienne

“L’hydrolienne est restée moins de 10 minutes dans l’eau. Il s’agissait de tester le dispositif de manutention de l’hydrolienne”, a indiqué à l’AFP Guillaume Gréau, chargé du développement des énergies marines renouvelables aux Constructions mécaniques de Normandie (CMN), à Cherbourg.

La turbine de 18 mètres de long fabriquée en Allemagne et partiellement assemblée par les CMN à Cherbourg a été chargée sur une barge qui doit partir pour l’Ecosse dans les jours qui viennent, selon M. Gréau.

L’hydrolienne doit rejoindre le site test du Centre européen d’Energie marine en Ecosse où elle sera à l’essai.

Fruit d’un partenariat entre le turbinier allemand Voith Hydro, les CMN et GDF Suez, l’engin de 160 tonnes était arrivé de Rotterdam à Cherbourg le 19 avril partiellement assemblé.

Le raz Blanchard, à l’ouest de Cherbourg, et le raz de Barfleur, à l’est, font partie des trois zones privilégiées en France pour l’implantation des premières hydroliennes hexagonales.

Le gouvernement doit lancer d’ici à la fin du mois un appel d’offre pour des fermes pilotes hydroliennes.

GDF Suez en prévoit une en 2016 dans le raz Blanchard.

Il envisage un appel d’offres commercial pour des grands parcs hydroliens d’ici trois ans.

Fin mars, EDF a annoncé qu’il retardait à 2015 au lieu de l’été 2014 la mise en service d’un parc hydrolien pilote au large des Côtes d’Armor.

L’électricien tirait ainsi les conséquences d’un incident survenu en septembre: une hydrolienne destinée au parc pilote breton est restée six mois par 25 m de fond dans la rade de Brest à cause d’une avarie de la barge servant à la transporter.