Sur ces 3.025 accidents, 99 sont considérés comme « très graves » car ayant provoqué la mort de personnes, la perte du navire ou eu des conséquences graves sur l’environnement. Ces accidents ont impliqué 3.399 bateaux, dont 51 ont été perdus, note le rapport.
Sur la période 2011/2014, l’agence basée à Lisbonne, a recensé 9.180 accidents maritimes, ayant impliqué 10.439 navires. Au cours de ces accidents, 393 personnes ont perdu la vie et 3.250 ont été blessées.
Au total, l’agence a recensé en quatre ans la perte de 178 bateaux, dont 148 ont coulé. Parmi ces derniers, plus de la moitié (74) étaient des navires de pêche, alors que 44% de ceux impliqués dans un accident étaient des cargos.
L’erreur humaine est à l’origine de 67% de ces accidents, survenus dans les eaux des pays membres de l’Union européenne, ainsi que de la Norvège et de l’Islande, ou ayant impliqué des navires battant pavillon de ces pays, ainsi que de la Suisse et du Liechtenstein, sur toutes les mers du globe.
Ce rapport a été rédigé sur la base des informations fournies par les pays cités dans la base européenne d’information sur les accidents et incidents de mer (EMCIP), créée en 2011 et gérée par l’AESM.
Deux accidents de pétroliers, celui de l’Erika en 1999 et du Prestige en 2002, sont à l’origine de la création de l’AESM en 2003, dédiée à la sécurité du transport maritime et à la protection de l’environnement.