« Une brume de poussières désertiques, plus dense que prévue, traverse notre territoire depuis le début de journée », a indiqué Madininair, l’organisme martiniquais de surveillance de la qualité de l’air.
« Celle-ci engendre des concentrations élevées en particules fines dans l’air. Face au risque de dépassement du seuil sanitaire, Madininair déclenche la procédure d’alerte à la pollution », ajoute l’organisme.
En Guadeloupe, les concentrations de PM10 ont atteint lundi 110 microgrammes par mètre cube à Pointe-à-Pitre en moyenne entre 00H00 et 09H00 locales, bien au-delà du seuil d’alerte fixé à 80 microgrammes sur 24 heures.
La procédure d’alerte ne concerne l’archipel tout entier que pour la seule journée de lundi, un retour à la normale étant attendu mardi. En Martinique, l’alerte est maintenue mardi, avant une amélioration attendue mercredi.
Lors de ces épisodes, de nombreux habitants ressentent des picotements aux yeux, une gorge sèche ou des difficultés respiratoires. Les particules fines pénètrent profondément dans le système respiratoire et menacent en premier lieu les personnes fragiles.
Les autorités recommandent aux populations vulnérables et sensibles, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées et malades chroniques, de limiter les efforts physiques et les déplacements routiers. Les activités sportives des jeunes enfants sont interdites.
Chaque année entre juin et octobre, des poussières issues du Sahara et du Sahel traversent l’Atlantique, transportées en haute altitude par les alizés, et dégradent la qualité de l’air aux Antilles en y provoquant des pics de pollution aux particules fines.




