Cet appel s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques entre l’Ukraine et Israël, la première accusant le second de laisser entrer sur son sol du grain ukrainien « volé » par la Russie.
D’après le parquet ukrainien, le Panormitis, actuellement à proximité du port israélien de Haïfa, sa destination, « transporte du grain qui a été partiellement exporté depuis les territoires ukrainiens temporairement occupés ».
« La partie ukrainienne appelle les partenaires israéliens à arrêter le navire et son chargement, à mener une fouille, à saisir la documentation du navire et de son chargement, à prendre des échantillons du grain et à interroger les membres de l’équipage », a dit le procureur général Rouslan Kravtchenko dans un communiqué.
La requête officielle de Kiev « a déjà été envoyée aux autorités compétentes », a-t-il affirmé. Mardi, Israël affirmait que l’Ukraine n’avait formulé aucune demande d’assistance judiciaire, ni fourni de preuve de ses accusations.
« La demande est actuellement examinée par les autorités compétentes », a assuré mercredi le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, sur X.
L’Ukraine, qui se bat depuis 2022 contre l’invasion russe, accuse régulièrement la Russie d’exporter illégalement des produits agricoles de ses zones occupées, notamment d’avoir volé plus de deux millions de tonnes de céréales au cours de la seule année 2025.
Ces dernières semaines, plusieurs navires chargés de ce grain sont arrivés dans le port israélien de Haïfa, affirme Kiev.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi Israël de « saper » les relations bilatérales en ayant laissé entrer ce grain. L’ambassadeur israélien à Kiev a été convoqué le même jour.
M. Saar, de son côté, a critiqué la « diplomatie Twitter » de Kiev.
« On s’attendrait à la soumission d’une demande juridique avant de tweeter », a-t-il encore écrit mercredi sur X, en réponse à une publication de son homologue ukrainien Andriï Sybiga.
Kiev reproche à Tel-Aviv un manque de soutien face à l’invasion russe.




