Les Etats-Unis, qui ont déjà condamné la Chine à cet égard, ont pris l’initiative d’une déclaration commune signée par des pays majoritairement dirigés par la droite: la Bolivie, le Costa Rica, le Guyana, le Paraguay et Trinité-et-Tobago.
Les actions de la Chine « constituent une tentative flagrante de politiser le commerce maritime et de porter atteinte à la souveraineté des nations » de la région, selon la déclaration publiée par le département d’Etat américain.
« Le Panama est un pilier de notre système de commerce maritime et, à ce titre, doit rester à l’abri de toute pression extérieure indue », est-il précisé.
« Toute tentative visant à porter atteinte à la souveraineté du Panama constitue une menace pour nous tous ».
Le Panama a pris le contrôle de deux ports précédemment exploités par un conglomérat basé à Hong Kong sur cette voie de passage cruciale pour le commerce mondial, à la suite d’une décision rendue en janvier par la Cour suprême panaméenne.
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a dénoncé le mois dernier la Chine pour avoir prétendument immobilisé deux navires battant pavillon panaméen en réponse à cette prise de contrôle.
La Chine avait menacé le Panama de représailles mais a nié avoir immobilisé les navires, accusant les Etats-Unis de fabriquer de toutes pièces ces allégations.
Donald Trump est revenu au pouvoir l’année dernière en promettant de reprendre le contrôle du canal de Panama, qui avait été cédé par les Etats-Unis dans le cadre d’un accord conclu par l’ancien président Jimmy Carter.




