« Des contributions pour le détroit d’Ormuz pourraient être gérées dans des limites qui ne compromettent pas l’état de préparation militaire » de la Corée du Sud face à la menace de la Corée du Nord, a déclaré à la presse un porte-parole de la présidence, précisant qu’une évaluation en ce sens était en cours.
La chaîne de télévision sud-coréenne JTBC avait affirmé jeudi que le gouvernement sud-coréen était disposé à déployer des moyens militaires dans le détroit d’Ormuz, mais les ministères de la Défense et des Affaires étrangères avaient par la suite indiqué qu’aucune décision n’avait été prise à ce sujet.
Le président américain Donald Trump avait annoncé le 16 août réduire fortement la participation des Etats-Unis à des exercices militaires annuels conjoints avec la Corée du Sud, un camouflet pour Séoul, estimant que ces manoeuvres envoyaient « un signal totalement inapproprié et hostile » à Pyongyang.
Il avait également fait un lien entre sa décision et la guerre dans le Golfe, déclenché par l’offensive des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février.
« Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j’ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s’ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d’Iran et ils ont dit +Non merci!+ », avait-il écrit sur son réseau Truth Social.
Les Etats-Unis tentent depuis des mois de convaincre leurs alliés de participer militairement à la sécurisation du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Depuis le début de la guerre, Téhéran prend pour cible les navires qui tentent de passer le détroit sans son autorisation, et les Etats-Unis mettent en retour en oeuvre un blocus des ports iraniens.




