La justice ordonne une expertise psychiatrique pour 14 naufragés du Concordia

D’ici cinq mois, durée de sa mission, le psychiatre devra dire, au cas où le lien de causalité serait établi, si ces lésions créent un « handicap dans les actes essentiels de la vie quotidienne » mais aussi dans les activités de loisirs et professionnelles des intéressés.

Il devra en outre fixer la date à laquelle les éventuelles lésions ont pris effet, « décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales endurées du fait des blessures ou traumatismes subis », les évaluer, ou encore chiffrer le préjudice et établir si des soins sont « nécessaires ».

Les quatorze personnes concernées avaient saisi la justice pour demander cette expertise mais avait renoncé à réclamer une provision d’indemnisation de 50.000 euros après avoir signé un protocole d’accord avec Costa croisières, société qui affrétait le navire.

Celui-ci prévoit le versement d’une provision de 8.000 euros, plus 1.000 euros de prise en charge de leurs frais de justice.

Mi-avril, 235 des 456 naufragés français du paquebot avaient conclu un accord similaire avec le croisiériste.

Les quatorze demandeurs, pour la plupart des couples avec enfants vivant à la Réunion, n’ont pas subi de dommage corporel lors de l’accident en Italie, mais souffrent de « stress post-traumatique », selon leur avocate Me Laurie Franchitto.

« Une de mes clientes est restée aphone pendant deux mois après l’évènement. Un autre client, qui a repris le travail après un arrêt de trois mois, ne veut plus prendre les escaliers. D’autres ont des troubles du sommeil ou de la concentration », avait expliqué leur conseil lors de l’audience du 12 septembre.

Lorsqu’il avait heurté un écueil devant l’île de Giglio en Toscane, en s’approchant trop près de la côte, le Costa Concordia transportait 4.229 personnes de 60 nationalités différentes, dont 3.200 touristes et un millier de membres d’équipage. La catastrophe a fait 32 morts, dont six Français.

CARNIVAL CORPORATION

Les Infos Mer de M&O

VEILLE : Les drones dans le monde maritime (n°3)

Rubrique mensuelle de veille sur les drones navals réalisée par le capitaine de frégate (R) Marc Grozel à partir des principales informations disponibles...

AURA M présentera son drone ENBATA au salon Euronaval 2026.

AURA M, filiale défense de l’avionneur toulousain AURA AERO, participera pour la première fois au salon Euronaval, qui se tiendra du 3 au...

Succession du F/A-18 dans l’US Navy : Boeing retenu pour le programme F/A-XX.

Le 29 septembre 2026, l’US Navy a annoncé l’attribution à Boeing d’un contrat de plusieurs milliards de dollars pour produire son appareil F/A-XX....

4 octobre 1890 : mise en chantier du premier sous-marin de combat de la Marine française (Toulon).

Le ministère de la Marine commande à l’arsenal de Toulon un sous-marin électrique de grande taille, deuxième bâtiment de ce type après le...

« Dissuasion avancée » : le Sénat dissèque le tournant nucléaire européen de la France.

Le 16 septembre 2026, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a adopté à l’unanimité le...

Plus de lecture

M&O 292 - octobre 2026

À tous ceux qui nous découvrent aujourd'hui et souhaitent mieux comprendre les grands enjeux maritimes :

ABONNEZ-VOUS !

Rejoignez la communauté Marine & Océans et accompagnez-nous tout au long de l'année.

ACTUALITÉS

Le Bénin et la mer

Découvrez GRATUITEMENT le numéro spécial consacré par Marine & Océans au Bénin et la mer. 

N° 282 en lecture gratuite

Marine & Océans vous offre exceptionnellement le numéro 282 consacré à la mission Jeanne d’Arc 2024 :
  • Une immersion dans la phase opérationnelle de la formation des officiers-élèves de l’École navale,
  • La découverte des principales escales du PHA Tonnerre et de la frégate Guépratte aux Amériques… et de leurs enjeux.
Accédez gratuitement à la version augmentée du numéro 282 réalisé en partenariat avec le Centre d’études stratégiques de la Marine et l‘École navale

OCÉAN D'HISTOIRES

« Océan d’histoires », la nouvelle web série coanimée avec Bertrand de Lesquen, directeur du magazine Marine & Océans, à voir sur parismatch.com et sur le site de Marine & Océans en partenariat avec GTT, donne la parole à des témoins, experts ou personnalités qui confient leurs regards, leurs observations, leurs anecdotes sur ce « monde du silence » qui n’en est pas un.