Mohamed Khaled Nordin a précisé que le gouvernement avait adressé une mise en demeure à Kongsberg Defence & Aerospace, exigeant des compensations pour les coûts directs et indirects engendrés par la décision de la Norvège de révoquer les autorisations d’exportation du système de missiles, décision qui a provoqué une crise diplomatique.
« Les coûts directs s’élèvent à 126 millions d’euros (146,6 millions de dollars), que nous leur avons déjà versés. Nous demandons également le remboursement des coûts indirects », soit plus d’un milliard de ringgit (251,6 millions de dollars) de compensation, a précisé le ministre de la Défense à des journalistes sur le chantier naval de Lumut, à environ 160 kilomètres de Kuala Lumpur.
Le ministère norvégien des Affaires étrangères avait confirmé la semaine dernière que « certaines licences d’exportation de technologies de défense spécifiques vers la Malaisie avaient été révoquées ».
« Cette décision est uniquement due à l’application par la Norvège de la règlementation sur le contrôle des exportations, et il est regrettable qu’elle affecte la Malaisie », avait-il alors précisé.
Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait aussitôt exprimé la « vive opposition » de son pays, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue norvégien Jonas Gahr Stoere, soulignant que cette décision était « unilatérale et inacceptable ».
« Les contrats signés sont des instruments solennels », a affirmé M. Anwar dans un communiqué publié sur Facebook.
La Malaisie a approuvé le contrat du projet LCS en 2011, pour un montant initial de six milliards de ringgits (1,5 milliard de dollars) portant sur six navires.
Depuis, ce projet a été entaché d’allégations de mauvaise gestion et d’une augmentation des coûts au fil des ans, alors que les navires n’ont toujours pas été livrés.
A la suite d’un réexamen par le gouvernement, le projet a été relancé en 2023, le nombre de navires ayant été ramené à cinq. La livraison du premier navire, initialement prévue pour août, a été repoussée à décembre en raison de retards dans la livraison d’équipements et de travaux de retouche en cours, ont déclaré des responsables.




