Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 1,55% à 110,36 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, tombait de 1,07% à 107,50 dollars.
Le président américain n’avait jamais parlé de ce projet d’attaque avant lundi et le message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent qu’un accord est possible.
Devant la presse, il a ensuite estimé qu’il avait « de très bonnes chances » de s’entendre avec la République islamique.
C’est un nouveau revirement dans la rhétorique du président américain qui avait menacé ce week-end d’anéantir l’Iran.
Cela « a donné aux marchés une raison de souffler, faisant naître l’espoir que les négociations puissent reprendre », explique Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Mais « même si le marché réagit encore à ce type d’actualités, il commence à prendre ce genre de gros titres avec des pincettes », souligne Bjarne Schieldrop de SEB, alors que la baisse des prix du baril reste modérée.
Selon l’analyste, Donald Trump adopte un ton beaucoup plus apaisé dès que le Brent « s’échange au-delà des 110 dollars le baril », mais sans « aucun progrès réel dans les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran ».
La baisse des cours est aussi favorisée par l’extension de 30 jours de la suspension des sanctions des Etats-Unis pesant sur le pétrole russe stocké en mer.
Cela doit servir « à stabiliser le marché du brut », a affirmé lundi sur X le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent.
« La prolongation sera accueillie favorablement par les acheteurs asiatiques, qui sont les plus exposés aux perturbations en cours au Moyen-Orient », affirment les analystes d’ING.
Le répit pourrait être de courte durée néanmoins, car « l’ampleur des perturbations de l’approvisionnement est importante et devient chaque jour plus préoccupante tant que les flux de pétrole demeurent interrompus », rappellent les analystes d’ING.
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