Ces navires de combat prendront le relais des six destroyers de type 45, actuellement en service, à partir du « début des années 2030 ».
Ils seront mieux adaptés « au rythme et à la nature de la guerre moderne », selon un communiqué du ministère de la Défense.
Agissant comme « un centre de commandement pour des systèmes sans équipage », comme les drones, ils pourront être utilisés pour « contrer l’activité russe dans l’Atlantique Nord et le Grand Nord, protéger les infrastructures sous-marines critiques et renforcer la dissuasion de l’Otan ».
Le Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer s’est engagé à publier le plan d’investissement à dix ans pour la défense (DIP), maintes fois repoussé, avant le sommet de l’Otan à Ankara le 7 juillet.
Ce plan devait être publié à l’automne 2025 mais des contraintes budgétaires ont compliqué son bouclage. Les arbitrages ont conduit à la démission le 11 juin du ministre de la Défense John Healey, qui estimait les montants prévus insuffisants, notamment face à la menace russe.
Le ministère de la Défense a indiqué dimanche que le successeur de John Healey, Dan Jarvis, avait oeuvré depuis deux semaines à « recentrer » le plan sur des « priorités plus immédiates » comme « la mise à disposition d’équipements les plus récents pour le personnel militaire ».
Les six destroyers devaient initialement être remplacés par d’autres destroyers plus modernes, de type 83, dont le projet de développement a été annulé –leur conception n’en était qu’au stade préliminaire.
Aucun montant n’a été indiqué pour la production de ces navires de guerre, qui permettront, selon le ministère, d’étendre « la portée, la résilience et la puissance de feu de la marine sans augmentation proportionnelle des effectifs ni des coûts ».
Le Royaume-Uni, comme les autres pays de l’Otan, s’est engagé à porter son budget militaire à 3,5% de son PIB d’ici 2035. A plus court terme, le gouvernement britannique s’est engagé à l’augmenter à 2,5% du PIB en 2027 (contre 2,4% en 2025), puis à 3% après 2029.




