La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs élus et de la famille de l’écrivain (1913-2008), notamment sa fille Michèle Césaire.
« Aimé Césaire fit résonner dans l’hémicycle, durant près de 48 ans de mandat continu, une voix martiniquaise, caribéenne et universelle, guidée par un impératif indéfectible d’égalité », a souligné la présidence de l’Assemblée nationale dans un communiqué.
La plaque a été apposée sur le banc numéro 607. Soit le siège qu’occupait le poète et homme politique martiniquais lorsqu’il siégeait avec le groupe communiste de 1945 à 1956. Ce banc est actuellement attribué à la députée de La France insoumise (LFI) Claire Lejeune, présente lors de l’hommage.
Sur les réseaux sociaux, la députée socialiste de la Martinique et initiatrice de cette plaque, Béatrice Bellay, a partagé une vidéo évoquant la cérémonie: « Une plaque au nom d’Aimé Césaire à l’Assemblée nationale! Yes nou ka fèy! » (oui, nous le faisons).
Aimé Césaire est l’auteur du « Cahier d’un retour au pays natal », long poème publié en 1939 et considéré comme un texte fondateur de la négritude, courant d’affirmation de l’identité noire face au colonialisme.
Il a prolongé son combat contre le racisme en 1950 avec son autre grande oeuvre, le « Discours sur le colonialisme ».
Maire de Fort-de-France (1945-2001) et député de la Martinique jusqu’en 1993, Aimé Césaire fut l’un des artisans majeurs de la loi du 19 mars 1946 transformant la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et La Réunion en départements français.
D’abord élu sous l’étiquette communiste, le défenseur de l’autonomie martiniquaise a quitté le Parti communiste français en 1956 avant de fonder le Parti progressiste martiniquais (PPM) en 1958.




