Ces militants ont démissionné des Ecologistes ou ont été exclus en janvier dernier à la suite d’une tribune critiquant la stratégie de la direction d’alliance privilégiée avec le PS aux municipales, a expliqué lors d’une conférence de presse Julia Mignacca, présidente démissionnaire du Conseil fédéral des Ecologistes et membre de la Coordination nationale des Verts populaires.
Le mouvement compte « quelques centaines » de membres, selon Mme Mignacca, qui appelle tous les militants écologistes « qui doutent et se posent des questions » et les jeunes générations qui « ne veulent pas voir leur avenir sacrifié » à les rejoindre.
Les Verts populaires déplorent notamment le choix de Marine Tondelier d’une primaire de la gauche et des écologistes pour 2027, avec le Parti socialiste notamment, mais en excluant LFI, selon eux. Jean-Luc Mélenchon refuse de fait toute idée de primaire.
Marine Tondelier a « instrumentalisé » les alliances des municipales pour défendre la primaire et « sacrifié les dynamiques municipales » et « le fond politique », a déploré Mme Mignacca, qui avait finalement rejoint la liste LFI à Montpellier.
Selon elle, « les écologistes ont rompu avec leur position de trait d’union » qu’ils avaient prise lors du Nouveau Front populaire aux législatives de 2024.
« Notre pays a besoin d’une union de la gauche. L’écologie doit dire clairement que nous voulons travailler avec toutes les forces y compris LFI », a insisté Richard Marion, élu de Vaulx-en-Velin.
Les Verts populaires défendent le programme du Nouveau Front populaire, alors que la primaire n’a « pas de contenu et n’est qu’une coalition d’appareils », a affirmé M. Marion.
Ce nouveau mouvement prône une « écologie concrète, qui améliore la vie des gens, et clairement ancrée à gauche », a-t-il ajouté.
Parmi les propositions qu’ils souhaitent mettre en avant pour 2027, ils entendent « faire en sorte que les quartiers populaires se sentent concernés par l’écologie », avec notamment la rénovation énergétique des appartements, l’accès à une alimentation saine, ou la création de boucliers tarifaires pour les billets de trains.
Mais pas question à ce stade de rejoindre LFI, dont ils se différencient: « on est dans une critique du productivisme, les insoumis c’est plutôt la lutte pour les droits sociaux », résume l’ex-conseiller de Paris Jérome Gleizes.




