Le ministère de la Justice et le FBI, la police fédérale, ont saisi ces noms de domaine pour « interdire à des cyberacteurs malveillants l’accès à deux plateformes de hacking, connues sous le nom de +QScan+ et +QTRouter+, utilisées pour cibler des infrastructures américaines vitales et d’autres réseaux sensibles », précise le ministère dans un communiqué.
Ces plateformes ont été créées par un groupe baptisé QTFY, dont les cyberpirattaques ont visé notamment la Nasa, les ministères américains de l’Energie, de la Justice, et de la Santé, ainsi que le Sénat, selon le texte.
Cette saisie est « la dernière en date d’une série d’opérations techniques pour démanteler les activités de cyberpiratage indiscriminées parrainées par la République populaire de Chine », souligne le ministre de la Justice, Todd Blanche, cité dans le communiqué.
« Ces instruments étaient utilisés par des cyberacteurs chinois pour dissimuler l’origine de leurs attaques », explique le directeur du FBI, Kash Patel.
Ils leur permettaient en particulier de masquer le fait que ces intrusions informatiques provenaient de Chine, selon le communiqué.
Parmi les clients de QTFY figurent le ministère chinois de la Sécurité de l’Etat (MSS) et l’Armée populaire de libération chinoise (APL), affirme le ministère.
En juin, les autorités américaines avaient annoncé la saisie de 13 noms de domaine soupçonnés de servir à des agents chinois présumés pour soutirer des informations confidentielles à des responsables américains bénéficiant d’accréditations de sécurité.
L’alliance des services de renseignement des « Five Eyes » qui regroupe les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, avait auparavant mis en garde contre une campagne menée par des agents du renseignement chinois se faisant passer pour des recruteurs de cabinets de conseil ou de groupes de réflexion.




