Selon le responsable américain, les dirigeants iraniens savaient que le contenu serait « inacceptable » pour Washington, notamment « demander l’arrêt du blocus, le dégel des sanctions internationales, et l’accès à des milliards (de dollars) d’actifs juste pour parler » alors qu’un protocole d’accord avait été négocié il y a quelques mois.
L’Iran avait annoncé vendredi avoir soumis une proposition aux Etats-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours à compter de son acceptation.
Mais Donald Trump a dit le lendemain rejeter la proposition, affirmant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord car « ils sont en train de méchamment perdre ».
Pour Mike Waltz, la méfiance affichée par le président américain envers la proposition de Téhéran est du « bon sens » après avoir déjà essayé de négocier il y a plusieurs mois.
Pour parvenir à un accord in fine, les dirigeants iraniens « peuvent venir à la table des négociations, et se mettre en accord avec le droit international et leurs obligations dans le traité de non-prolifération », estime Mike Waltz.
« Le président Trump est ouvert » à un accord, notamment sur l’uranium enrichi, a ajouté l’ambassadeur américain.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, également interviewé par NBC dimanche, a dénoncé de son côté de « vieilles accusations infondées » de la part de Mike Waltz.
« Nous sommes prêts à ouvrir le détroit si certaines choses sont faites par les Etats-Unis, et ces choses ne sont pas nouvelles, ne sortent pas de nulle part », a déclaré Abbas Araghchi.
Selon le ministre, Téhéran veut voir la fin de la guerre, mais également le dégel des actifs iraniens et la capacité de vendre à l’international ses hydrocarbures.
« Nous voulons certaines choses auxquelles les Etats-Unis s’étaient déjà engagés dans les accords précédents » entre les deux pays, a-t-il ajouté.
Abbas Araghchi a cependant adopté un ton pessimiste sur la perspective d’un accord.
« Il y a toujours de l’espoir pour la diplomatie, mais nous n’avons aucune raison d’être honnête avec vous, de revenir à la diplomatie et d’échanger avec ce gouvernement à nouveau en raison de son comportement ces deux dernières années. »




