Au cours des derniers mois, des centaines de migrants, pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie et du Mali, ont été secourus au large des eaux mauritaniennes, mais des centaines sont aussi morts ou portés disparus en mer à la suite de naufrages.
La pirogue, en provenance de Gambie, transportait 99 Sénégalais, dont six femmes et deux enfants. Les autres occupants étaient 56 Guinéens, dont trois hommes, 38 femmes et 15 enfants. Six Gambiens, dont deux hommes et quatre femmes, étaient également à bord, selon un communiqué publié sur la page Facebook des garde-côtes mauritaniens.
« L’embarcation avait pris la mer depuis Banjul, la capitale de la Gambie, et avait navigué pendant environ huit jours en haute mer avant d’être repérée par les unités des garde-côtes, qui sont intervenues pour secourir toutes les personnes à bord », ajoute le communiqué.
« Tous les occupants de la pirogue sont sains et saufs, mais particulièrement éprouvés par le voyage et la précarité de leur embarcation, qui avait déjà un problème de moteur », ajoute-t-on.
Les 161 migrants ont été « pris en charge et les mesures nécessaires ont été prises avant leur transfert vers le centre d’accueil de Nouakchott », la capitale de la Mauritanie, poursuit le communiqué.
À la recherche d’un avenir meilleur en Europe et au péril de leur vie, de nombreux Africains tentent de rejoindre clandestinement le continent, les pays européens ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et renforcé les contrôles à leurs frontières.
Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.
Des milliers de personnes sont mortes ou ont été portées disparues en tentant de rejoindre l’Europe ces dernières années.
str-mrb/cn




