À huit mois du scrutin, et après l’échec de sa primaire unitaire avec les socialistes, la cheffe des Verts espère encore « conjurer (la) chronique d’une défaite annoncée » pour la gauche.
« Nous sommes prêts à rediscuter avec tout le monde à gauche, sans exclusive », affirme Mme Tondelier, qui tend donc la main aussi bien au PS qu’au Parti communiste et à LFI. « Nous leur faisons à chacun une proposition de rencontre bilatérale dans le but de discuter projet, stratégie et dégager avec ceux qui le souhaitent un chemin de victoire », ajoute-t-elle.
Une initiative lancée à quelques jours des universités d’été de son parti, mais aussi des Insoumis et du PCF – celle du Parti socialiste se tiendra fin août.
Cet « espace politique commun » devra toutefois reposer « sur des bases solides », prévient la secrétaire nationale des Écologistes. Parmi ses conditions: « la transition et la planification écologique, la sortie des énergies fossiles, la mise en place d’un État providence climatique, la fin de la course à la croissance », ou encore « la construction d’une Europe fédérale qui ne transige jamais avec ses valeurs d’accueil, de solidarité et de démocratie ».
Le fond d’abord, mais « évidemment les législatives devront être évoquées », en prévision de la dissolution qui devrait suivre la présidentielle. « Nous devons, ensemble, nous projeter dans l’exercice du pouvoir », argumente-t-elle, tout en mettant en garde contre le risque d’une division qui « conduira vraisemblablement à une élimination (de la gauche) dès le premier tour dans de nombreuses circonscriptions ».
En attendant la réponse de ses « partenaires », Mme Tondelier continue de s’afficher comme candidate à l’Élysée. « La question est plutôt de savoir pourquoi je cesserais de l’être », dit-elle, tout en assurant que « (son) bulletin de vote ne sera jamais celui qui fera gagner le Rassemblement national ».




