Leur destination n’était pas renseignée, mais le site spécialisé TankerTrackers a estimé mercredi que ces navires se dirigeaient vers les États-Unis.
« Près de six millions de barils (évalués à près de 600 millions de dollars) de pétrole brut iranien saisi traversent silencieusement l’océan Atlantique vers les États-Unis », a affirmé sur X TankerTrackers.
Un des pétroliers, le Majestic X, avait affiché via son transpondeur une destination aux États-Unis entre le 31 juillet et le 2 août. Il était alors au large de la Malaisie, selon les données de la plateforme de suivi de matières premières Kpler.
Les trois pétroliers sont ciblés par un programme de sanctions de Washington visant à freiner les exportations iraniennes de pétrole.
La marine américaine les a interceptés dans le cadre de son blocus des ports iraniens. Une réponse à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, elle-même décidée en représailles à l’offensive américano-israélienne sur son sol fin février.
Deux des trois pétroliers, le Majestic X et le Tifani, se trouvaient jeudi au large des côtes brésiliennes, selon leur signal sur Kpler.
Ces vaisseaux ont été interceptés par les États-Unis en avril, après avoir chargé du pétrole en Iran, selon la plateforme.
Au moment de la saisie, leurs transpondeurs affichaient respectivement la Chine et Singapour comme destinations.
Le ministère de la Défense américain avait alors présenté ces opérations comme une manière de « perturber les réseaux illicites et d’intercepter les navires apportant un soutien matériel à l’Iran ».
Le troisième pétrolier, le Lenore, a franchi mardi le cap de Bonne-Espérance pour entrer dans l’océan Atlantique.
Ce superpétrolier avait été intercepté par les États-Unis début juin dans l’océan Indien.
Sa destination n’était alors pas renseignée.




